↑ Retour à ENSEMBLE TRE FONTANE

Contes des MILLE ET UNE NUITS

180px-One_Thousand_and_One_Nights17« LES MILLE ET UNE NUITS»

Création 2015

Laurence Benne : récit
Thomas Bienabe : récit – oud
Pascal Lefeuvre : récit – vielle à roue.

l’Histoire de Djoullanare-de-la-Mer

Partir à la découverte de ces contes au XXIe siècle, n’est pas une mince affaire.
Il faut tout d’abord faire le choix d’un traducteur. L’ensemble a travaillé à partir des traductions de René R. Khawan, ses traductions nous donnent le conte dans son entièreté, et ne les découpent plus en nuits, contrairement aux anciennes versions.
Puis essayer de trouver un, deux ou trois contes dans cette vaste forêt, où les histoires s’enchâssent les unes dans les autres. Dénicher ceux qui conserveront un peu de leur magie au XXIe siècle. Nous avons également pris le parti de laisser de côté, tous ceux où l’image de la femme, des noirs, des esclaves est dévalorisée.
Le premier écrit connu est de l’an 987. C’est un volume persan le Hezar Esfane (les mille contes) dont on a perdu la trace. L’hypothèse veut que ces contes soient plus anciens, probablement du IIIe siècle et qu’ils soient nés en Inde, qu’ils aient ensuite gagné la Perse par transmission orale, où ce volume aurait été écrit.
Ces contes se seraient ensuite répandus dans le monde arabe, grâce, entre autres, aux marchands curieux de récits et d’histoires qui égayaient la monotonie de leurs longs voyages.
Au XIXe siècle, la première traduction d’Antoine Galland a fasciné le public avide d’Orient. Est-ce le

220px-Arabian_nights_manuscript

découpage en nuits ? Est-ce le fait que la parole pouvait sauver la vie de la conteuse Shéhérazade ? Est-ce le fantasme masculin pour le harem ?
Le choix de l’Ensemble s’est porté sur deux contes :
« Le marchand et le djinn » la solidarité entre plusieurs vieillards permettent de sauver un marchand, qu’un djinn veut massacrer.
« Histoire de Djoullanare-de-la-mer », ce conte évoque l’amour de loin comme celui de Jaufre Rudel, cet amour d’au-delà des mers. Le prince Badr aime Pierre-Précieuse, sans l’avoir vu, en entendant la description faite par son oncle.

Ces contes voyageant dans un si vaste territoire laissent une grande variété de choix pour leur mise en musique. Des pièces arabo-andalouse ou orientales viendront ponctuer le fil des récits à trois voix.