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La presse Tre Fontane

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Presse tre fontane jaufre rudel trad magazine 10/12

Jaufré Rudel Troubadour de Blaye, Ensemble Tre Fontane – chronique CD – Pastel – 10/12

 Le vielleux Pascal Lefeuvre et ses compères de Tre Fontane – Maurice Moncozet à la voix, au rebec, au saz et au ney, et Thomas Bienabe au luth – n’ont pas décidé de nous offrir un « best of » Jaufré Rudel, le troubadour blayais à la destinée romanesque, tombé amoureux de la comtesse de Tripoli sans l’avoir jamais vue, et qui serait mort dans ses bras après un long périple lui ayant permis de ne l’entrevoir que quelques secondes… La princesse lointaine n’est évoquée que dans le texte de présentation, puis l’auditeur est invité à une rencontre, située à mi-chemin entre l’Aquitaine et le Proche-Orient, en compagnie de Rudel et de quelques-uns de ses homologues, en les personnes de Marcabru, Guillaume IX d’Aquitaine, et Peyrol.
Nos troubadours ignorent les contraintes du temps : bien que venus des XIe et XIIe siècles, ils ont invité Daoud Housni (1870 – 1934), compositeur égyptien de confession hébraïque, Cheikh Ali Adarwich (que j’avoue ne pas connaître), Bahjat Hassan, compositeur syrien actuel versé notamment dans le répertoire soufi, et le fameux « Anonyme » que l’on trouve si souvent dans les programmations, et qui s’adapte si bien aux styles et aux époques ! On imaginera de prime abord que le disque joue d’un bout à l’autre sur le mode de l’arabisme, mais ce n’est pas si simple. Si à une époque, on a usé et abusé des mariages mixtes entre cultures, nos musiciens se sont considérablement assagis, même s’ils possèdent bien les arcanes de la musique orientale. Les auteurs « invités » proposent chacun ici des pièces issues du répertoire arabo-andalou, qui a souvent fait les délices des groupes médiévaux tels La Maurache, ou tout simplement, déjà, Tre Fontane. Ainsi ces musiques vont-elles servir d’écrin pour précéder ou poursuivre l’interprétation délicate de la lyrique d’Oc. Maurice Moncozet n’est pas un novice en la matière, on le sait depuis Le Concert dans l’Œuf, et ses nombreuses collaborations avec Gérard Zuchetto ou Eduardo Paniagua par exemple. À la voix de Maurice, rompue à ce parlando expressif dont il s’est fait avec quelques autres une spécialité, s’associent les trois instruments à cordes que l’on connaît dans le groupe aquitain. Belles interventions du luth, dont on écoute avec plaisir et une pointe d’amusement les métamorphoses brusques des mondes oriental à occidental – par exemple dans l’enchaînement de Quan lo rossinhols avec Nassimou Gharnata ya liloun, couleurs expressives du rebec lorsque le chanteur a le loisir de se concentrer sur son jeu instrumental, libéré de sa voix. Mais bien sûr, la couleur la plus prégnante de Tre Fontane, peut-être : la vielle de Pascal, qui paraît avoir trouvé dans ces modes d’expression venant d’un médiévisme réinventé et d’un Orient amoureusement enlacé par les courbes de la mélodie l’essence d’un jeu dominé par l’onirisme et la sensualité. Lefeuvre a presque définitivement écarté les sonorités d’une vielle dominée par le jeu de poignet (sauf dans Bels m’es l’estius e’l temps floritz), peut-être pour retrouver les sons de la chifonie médiévale mais sûrement aussi pour nous gratifier de ces volutes sonores qui contribuent tant à la couleur générale de l’ensemble. Même si l’on n’entend rien de bien vraiment nouveau, nous voilà gratifiés d’un répertoire magnifique et d’un très beau moment de musique et de poésie.

Jean-Christophe Maillard
Jaufré Rudel Troubadour de Blaye
Ensemble Tre Fontane
Alba Musica / CARMA Productions, 2012
Pour en savoir plus :
http://www.albacarma.com

La presse Tre Fontane dans le temps…

RESMUSICA
… Ce disque possède une magie particulière, est-ce la simplicité de la ligne de chant, à la pureté bouleversante ? Est-ce la simplicité de l’accompagnement, citole/ luth et vièle, qui nous place ainsi sur la place d’un village ou dans « une haute tour » d’une demeure seigneuriale, près de ce troubadour dont on ne sait d’où il vient, si ce n’est de loin ?…Aliénor d’Aquitaine, nous parle par la merveilleuse voix, sans vibrato, claire pour la joie, brisée pour la peine, de Romie Estèves. Elle nous compte par les mots des poètes de son temps cette vie, ses sentiments, ses joies et ses peines, ses rires et ses pleurs. L’ancien français (qu’il soit d’oc ou d’oil) est suave et doux, harmonieux et plaintif. Il nous parle de l’amour et de la mort « ab la dolçor del temps novèl », « Fòrt chausa… », et des merveilles que l’on croisait sur les chemins du Moyen-Âge, comme les licornes (« Aussi comm Unicorne sui… »), dont les larmes sont autant de perles. En ce temps là, les chevaliers brisaient les cœurs de leur mère et de leurs amantes. …L’Ensemble Tre Fontane avec un grand talent réussit une fois de plus à nous démontrer que la complexité est fruit de la simplicité. Monique Parmentier (18/02/2008)

GIRONDE MAGAZINE – Fidèle à sa démarche, Tre Fontane opère ici encore une remise à niveau unique du répertoire proposé… loin des polémiques de chapelles (faut-il ancrer ce répertoire dans une veine populaire ou l’élever en interprétation canonique de la musique ancienne ?)… Les interprètes de l’ensemble Tre Fontane savent justement relever, traduire et prolonger à maintes occasions ce que ces pièces avaient de particulier en leur temps… Xavier Daverat

RÉPERTOIRE – Loin de toute reconstitution hasardeuse de l’univers musical des troubadours aquitains, l’ensemble Tre Fontane recrée à sa façon un Moyen-Age qui évoque ça et là, le travail foisonnant dur regretté Studio der Frühen Musik. L’interprétation de Tre Fontane est pleine de vie et de verve… Ici le moyen-âge n’a rien de romantique, ce ne sont pas des amoureux transis mais tout simplement des jouisseurs, témoins d’une ère révolue, probablement grouillante de vie et de créativité. Philippe Demeure

SUD-OUEST – Tre Fontane fait preuve ici d’une grande pureté et sobriété dans l’interprétation entièrement tournée vers la mise en valeur du chant… Ce qui frappe avant tout c’est la beauté des textes, des mélodies…

DAUPHINÉ-LIBÉRÉ – Les troubadours aquitains, une belle fête pour l’oreille menée en pays occitan… Écoutez ce très beau compact peaufiné par les soins de Tre Fontane… Tout cela est extraordinairement subtil. De grands moments, telle cette ballade finale, superbe cri d’exil de Guillaume de Poitiers. J.Pierre Gandebeuf

LA DEPECHE DU MIDI – Etonnante réussite que ce laser qui ressucite le son acoustique magnifié par la naturelle réverbération des vieilles pierres de l’église de Moncaut.. F. Gérard

LA MONTAGNE – L’acoustique précise du théâtre de Tulle a merveilleusement souligné les contours de chacun des instruments de l’ensemble Tre Fontane…A l’opposé de toute tentation passéiste, les trois instrumentistes, sans rien renier de leur personnalité, naviguent avec aisance dans un style musical dont ils possèdent toutes les clefs…

LE FIGARO – Machaut sur le chemin de CompostelleUn trio bordelais fait revivre la musique des troubadours dans l’une des architectures les plus parfaites….. »Au-delà de leur charme immédiat, on reconnaissait dans ces rythmes de danses comme dans ces mélodies venues du fond des âges la source à laquelle puisera, quatre siècles plus tard, Jean-Sébastien Bach pour écrire les Sarabandes et les Gigues de ses plus fameuses suites, vraies prières de notes. Il a suffi pour nous en persuader d’un luth, d’une vielle à roue jouée avec l’expressivité d’un violon baroque, et d’une panoplie de flûtes à bec et d’un ancêtre de notre basson, la sourdeline aux sonorités chaudes de violoncelle. L’un des plus prenants d’entres eux est sans doute la flûte basse, véritable orgue à bouche à la sonorité soyeuse et chargé d’harmoniques.Ces trois authentiques musiciens, merveilleusement maîtres de leurs instruments, possèdent, en outre, l’art de lancer le son sous les voûtes et d’attendre qu’il ait fini sa course, démontrant du même coup qu’ils y sont chez eux. » (J. Doucelin LE FIGARO du 16/08/94)

FRANCE CATHOLIQUE – Entendre ce groupe dans l’un des nombreux châteaux du Périgord ou dans une église aux voûtes symboliques et délicatement sonores, est un régal …

SUD-OUEST – La rencontre de l’ensemble vocal « les dames de choeur », dirigé par Alan Bennett avec l’ensemble Tre Fontane est une réussite…Grâce à une excellente interprétation des deux ensembles parachevée par le chant lumineux de Hermine Huguenel, on a pu découvrir à nouveau le sens du mot merveille…

GIRONDE MAGAZINE – Avec Guillaume de Machaut et le Codex Faenza, l’Ensemble Tre Fontane nous offre un nouveau florilège des musiques des XIVe et XVe siècles.Le Codex Faenza, qui date du XVe siècle et a été découvert à la fin des années 30, transcrit pour instruments à claviers en les ornementant des pièces de divers compositeurs. Puisant dans ce répertoire pour son nouvel enregistrement, l’ensemble Tre Fontane a retenu quatre madrigaux de Jacopo da Bologna, deux ballades d’Antonio Zacara da Teramo et deux autres ballades de Guillaume de Machaut. Le programme tiré du Codex est complété par quatre oeuvres de Machaut n’étant pas reprise dans le Codex. Fidèle à un choix qui l’avait précédemment amené à enregistrer dans un même programme Machaut et les estampies italiennes, Tre Fontane opère ici une remise à plat des caractères des compositions présentées, pour en dégager le substrat musical. L’entreprise est ici plus évidente, puisqu’il s’agit de partir d’oeuvres aménagées par le Codex à destination instrumentale ; de fait, l’ouverture à d’autres opus de Machaut est sans doute moins provocatrice que l’ajointement de l’oeuvre de ce dernier aux estampies (qui pouvait résonner comme confrontation entre le noble père de l’Ars Nova et les roturières pièces de danse…) : la présence de Machaut dans le Codex, la proximité d’inspiration qui relie les pièces présentes ou non dans le Codex, avalisent le choix opéré ici par Tre Fontane (et à posteriori la démarche précédente de l’Ensemble.)La force de l’évidence qui parcourt ce disque n’engage pourtant pas la formation sur le confort des voies balisées. En renouvelant son effectif, Tre Fontane ouvre la forme de son expression : noblesse du oud, mais mesurée, voire un peu amène dans son utilisation par Thomas Bienabe, pour faire charnière entre un enracinement ancien et une plus grand sophistication qui symbolise le XVe ; richesse de la sourdeline par l’emphase de son dire, et flûtes à bec virevoltantes, voire volages, d’Hervé Berteaux ; assise terrienne de la vielle de Pascal Lefeuvre, fondement de Tre Fontane qui donne son unité à l’Ensemble. On appréciera les qualités d’écriture de Machaut et sa modernité (Mes esperis Se Combat / Honte, Paour Doubtance), et les riches variations du Codex qui forcent souvent les interprètes à la virtuosité. (X. Daverat GIRONDE MAGAZINE juillet / août 94)

GIRONDE MAGAZINE – …Le lyrisme général qui confère sa cohérence au programme oscille de la saveur charnelle d’un Si’us quèr conselh à la modalité plus affirmée de la nuba, la tradition mauresque faisant épicentre. Sans choc de culture, ces oeuvres aux saveurs toujours légèrement érotiques jusqu’au tréfonds du dit des soupirants, sont parfaitement servies par des interprètes français, espagnols et nord-africains réunis à l’occasion. Une mention particulière doit être accordée à El Arabi Serghini Mohammed qui permet à l’étonnante Nuba ‘Ushshaq, allurée sur les mélismes du chant, de s’imposer comme la plus surprenante pièce de cet enregistrement. (Xavier Daverat Gironde Magazine septembre/octobre 98)

RÉPERTOIRE – …TRE FONTANE s’est acquis une réputation d’ensemble enthousiaste, inventif, dans le style des jongleurs, proche de l’improvisation. Et c’est bien ce qui peut séduire dans la rencontre des répertoires tout à la fois divers et proches. Chants de troubadours et cantigas relèvent d’une approche identique de la poésie et de la musique. L’interprétation percussive et orientalisante est aujourd’hui unanimement admise. Mais ici, plus qu’une « couleur », c’est l’évidence de la rencontre de courants musicaux forts divers qui se fait jour. Les musiques occidentales sont mises en rapport direct avec la musique arabe de la même époque : une nuba, suite de chants et de pièces instrumentales d’origine andalouse datant du XIIIe siècle et conservée au Maroc. Une musique de tradition orale qui fait la part belle à l’improvisation. Le chant d’El Arabi Serghini Mohammed, libre, explorant le pouvoir expressif d’inflexions constamment changeantes, se marie fort bien avec l’option interprétative de Tre Fontane et la vivacité des espagnols de Paniagua…(François Camper Répertoire septembre 98)

DIAPASON – Bien évidemment les interprètes accentuent les points de convergence au fil d’un programme qui revisite successivement la naïve piété des Cantigas et la lyrique occitane surtout vouée au culte de la fin’amor avant de s’attarder sur la forme de la nouba (telle qu’elle s’est maintenue au Maroc)…….Reste la haute tenue expressive des approches, avec une dimension improvisée venue des traditions orales de l’Europe comme de l’Islam et faisant écho à ce que la réalité historique fut peut-être. (Roger Tellart Diapason septembre 98)

TRAD’MAGAZINE – Nous sommes là au cœur de l’esprit des musiques arabo-andalouses : entre troubadours occitans, espagnols et nouba d’Afrique du Nord. L’enregistrement commence aux XII°- XIII° siècles, puis propose une « nouba des amants » (Nûba ‘Ushshaq), avant de revenir au Moyen-Age… Voix et instruments y sont d’une vie particulièrement dynamiques, parce qu’au-delà des notes ils ont une vraie matière, et l’hypothèse de départ, celle d’un foyer culturel et musical méditerranéen cohérent et divers à la fois, trouve là un réel aboutissement. Une forme d’attestation. (Claude Ribouillault Trad Magazine septembre/octobre 98)

 

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